lundi 22 juin 2015

Cambadelis et la deuxième chance

Peut on concilier éthique de la responsabilité et logique de la restauration des droits de la personne après la faute ?

Certains répondront comme le Christ "Que celui qui n'a jamais fauté jette la première pierre", d'autre se prononceront pour la perte d'un droit à perpétuité. Le citoyen électeur qui reconduit une personne condamnée tout en criant "tous pourris" est lui même dans une contradiction un peu perturbante.

Je suis comme ces personnes habité de contradictions, imparfait mais profondément humain. Je suis attaché à l'éthique et j'ai donc été comme certain-e-s dérangé par la mise en lumière du passé judiciaire de Yacine Chaouat. Et en même temps au quotidien mon travail consiste à tendre la main à celui qui est tombé ou a enfreint la loi afin qu'il ou elle retrouve une place dans la société.
Certes, les explications de ce monsieur suite à sa démission sont inappropriées, mais tout d'abord ce sont les siennes. Et puis il a été condamné pour des faits inacceptables et il a donc payé sa dette à la société.

Que les choses soient bien claires je ne connais pas cette personne, et sur ce sujet il y a des baffes à prendre. Mais je ne fais ici que mon devoir de prise de recul face à un sujet qui fait polémique.
 
Je peux donc comprendre les explications de Jean-Christophe Cambadelis, car si on va jusqu'au bout de la logique défendue par certain-e-s il n'y a pas de place pour le retour en société après la faute.

L'instinctive gêne que j'ai ressenti moi-même ne doit pas nous empêcher de prendre du recul face à des questions difficiles.

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