vendredi 13 mars 2015

La République au plus haut

Parce que la question sociale procède de la question démocratique, nous revendiquons l’épanouissement citoyen par la démocratie. Au menu de notre contribution : démocratie, éducation, travail social, réforme pénale à l’heure des nouveaux fascismes.

La République que nous chérissons est celle qui émancipe, qui réduit les privilèges, qui abat les barrières sociales et permet à chacun d’exprimer ses talents. C’est du moins sa promesse. Or, notre République en 2015 ne la remplit pas pour un nombre grandissant de nos concitoyens. Les évènements de janvier en sont un rappel extrêmement douloureux. Si nous sommes intimement convaincus qu’aucune cause ne peut justifier l’horreur et la barbarie, nous restons conscients que l’une des réponses à cette barbarie est une action résolue contre toutes les inégalités qui gangrènent notre République, poids d’injustices plus ou moins entretenues, de causes reléguées à des instants plus opportuns.
Notre enjeu, c’est la question sociale. Il n’y a pas de République, et au bout du chemin de démocratie partagée, solide et intangible, quand l’exclusion grandit et écarte chaque jour un peu plus encore des jeunes de l’emploi, de la société et de ses codes.
Le chômage de masse a creusé les inégalités, éloigné des millions de personnes de l’emploi et coupé de nombreux jeunes des perspectives d’un avenir serein et de l’ascenseur social. La pauvreté s’est concentrée dans certains territoires urbains, renforçant toujours le découragement et l’impression de relégation. Une récente étude de l’INSEE montre que deux tiers des pauvres vivent au cœur de nos centres urbains. Enfin, notre système scolaire et universitaire n’accomplit plus sa promesse méritocratique. Chaque année, les enquêtes PISA, aussi critiquables soient-elles, nous rappellent à quel point l’école de la République génère des inégalités. Le fossé n’a jamais été aussi grand entre les bons et les mauvais élèves, la proportion de ceux qui sont en grande difficulté s’envole et surtout le poids des inégalités sociales n’a jamais été aussi fort.
La montée des nouveaux fascismes met en lumière des fêlures, portées par la contestation de l’égalité républicaine, de la suprématie de loi de la République sur toute autre loi révélée ou inspirée. Parce qu’elle n’est pas immuable si elle n’est ni défendue, ni rénovée, parce qu’elle est fragile quand elle s’endort, la démocratie française a besoin d’un coup de jeune.
Dans cette contribution, nous posons la question de l’épanouissement citoyen par la démocratie. Pour le militant, cette exigence démocratique s’applique pour le pays comme pour le Parti Socialiste. Il ne peut y avoir de souffle rénovateur dans la société sans oxygénation de la vie politique. Nous proposons par ailleurs des réformes pour la diversification des solutions éducatives dans le cadre de la refondation de l’école. Nous posons enfin les nouveaux enjeux du travail social à l’heure des nouveaux fascismes.
Nous vous invitons à rejoindre cette réflexion, portée au-delà des sensibilités d’hier, sans enjeux de pouvoir, pour contribuer à la réussite de la seconde partie du quinquennat de François Hollande.
http://congres.parti-socialiste.fr/contributions/la-republique-au-plus-haut

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