mardi 13 janvier 2015

Apologie du terrorisme et antisémitisme


La France vient de vivre une semaine marquée par le chagrin et la disparition tragique de 17 personnes. Elle se termine avec une marche républicaine à retentissement mondial, moment de réconfort collectif, gigantesque à l'échelle du drame. Car près de 3,7 millions de français ce dimanche 11 janvier ont répondu à l'appel d'un François Hollande transcendé et dans le récit de la grande France.
Mais il restera en travers de la gorge ces actes que je qualifie de profanation aux morts. En effet se croyant malins, certains sous couvert de la liberté d'expression ont fait l'apologie du terrorisme et ont remis une couche sur l'alpha et l'oméga des problèmes de la terre pour eux, le juif...

Aller jusqu'à justifier des choses aussi graves que l'antisémitisme, le racisme et l'apologie du terrorisme. Justifier la profanation contre la mort des juifs sauvagement assassinés à Paris dans l'épicerie casher de celui que je n'ose même plus citer et d'autres, me laisse sans voix. Et puis ces esprits empoisonnés par la haine, ces esprits étroits vont nous parler de liberté d'expression à deux vitesses.
Qu'attendent ils donc pour ester en justice contre Zemmour et tous les politiques qui se font de la popularité sur le dos des immigrés ?

Que dit la loi ?

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 :


"Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi."

 
"Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi."

Et justement, la loi du 13 novembre 2014 relative à la lutte contre le terrorisme, dit que l'utilisation d'Internet est une circonstance aggravante dans la qualification des actes d'apologie du terrorisme.

L'article 421-2-5 du code pénal dispose que "le fait de provoquer directement à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l'apologie de ces actes est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende", et précise que "les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 € d'amende lorsque les faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne".

De la parole aux actes des peines d'emprisonnement en comparution immédiate ont été prononcées ce jour.

La haine des juifs chez certains de nos compatriotes est un mal profond qu'on doit combattre avec encore plus de vigueur après la prise d'otages sanglante de Vincennes.

Vincent Biloa

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